Vendredi 1 janvier 2010 5 01 /01 /Jan /2010 12:18

Introduction aux séances sur Image en Documentation Janvier 2010

     Pour mettre à jour ses connaissances ou s'informer de façon dynamique, entre autres sources d'information :
l'émission
Place de la toile sur France culture.
L'émission du 01/01/2010 sur Yves JEANNERET, un des penseurs les plus éclairés des (nouvelles) technologies.
Qui est
Yves JeanneretCED Y Jeanneret
     Yves Jeanneret est professeur de sciences de l'information et de la communication à l'Université Paris 4 Sorbonne (CELSA), où il dirige le GRIPIC (groupe de recherches interdisciplinaires sur les processus d'information et de communication). Normalien, agrégé de lettres classiques, il a d'abord travaillé sur la construction sociale des figures littéraires, avant de développer plus généralement des recherches et des enseignements relatifs à une approche "triviale" de la culture et des savoirs, à partir de leur circulation dans la société, de leur reformulation et de leur appropriation. Il est corédacteur en chef, avec Emmanuël Souchier, de la Revue Communication et langages. Il participe actuellement à une recherche collective, alliant les points de vue sémiologique, technologique et ethnologique, sur les écrits de réseau et les usages qui leur sont liés.

L'émission peut être téléchargée pendant une semaine, et écouter pendant un mois.

Dernier ouvrage paru :
Yves  Jeanneret                                                             
Penser la trivialité Volume 1, La vie triviale  des êtres culturels
Hermès science publications, Paris - 2008   


       Les idées circulent dans la société. Ce phénomène, auquel nous ne prenons pas garde tant il paraît naturel, est en réalité d'une grande complexité. En traversant les espaces sociaux, nos savoirs et nos oeuvres se transforment et se chargent de valeur.
      Cet ouvrage analyse les fondements de la trivialité et étudie méthodiquement les modèles de la circulation des objets culturels, les disciplines de la transmission ou les phénomènes d'appropriation. Une telle analyse débouche aussi sur une conception renouvelée des processus d'information-communication et sur un réexamen de notions essentielles pour l'analyse des sociétés.
     Aussi, La vie triviale des êtres culturels est-il, plus largement, un plaidoyer pour le fait de donner, dans les sciences anthroposociales, une priorité à l'élaboration intellectuelle des objets dans un monde qui privilégie les considérations utilitaires et tacticiennes.
-4e de couverture-


Une conférence sur le site de l'ESEN Penser l'éducation à l'information

     Et pour commencer l'année sous les meilleurs auspices CED-RanciereFrance Culture nous offre en plus d'Yves JEANNERET une rediffusion de Tout arrive avec Jacques RANCIERE (sans compter Dominique MEDA entre les deux, si je puis dire, mais plus éloignée de la documentation...).

   En première partie, on peut réentendre une table ronde critique en compagnie Michel Vignard, Pascal Ory, Corinne Rondeau autour de Et tant pis pour les gens fatigués, entretiens avec Jacques Rancière (Amsterdam) et Moments politiques : interventions 1977-2009 de Jacques Rancière (La Fabrique).
  Et, en seconde partie, c'est Jacques Rancière lui-même que l'on retrouve dans un entretien qu'il nous accordait en décembre 2008 à l'occasion de la parution du Spectateur émancipé (La Fabrique).


Jacques Rancière
Le spectateur émancipé
Editions La Fabrique - octobre 2008

     « Celui qui voit ne sait pas voir » : cette présupposition traverse notre histoire, de la caverne platonicienne à la dénonciation de la société du spectacle. Elle est commune au philosophe qui veut que chacun soit à sa place et aux révolutionnaires qui veulent arracher les dominés aux illusions qui les y maintiennent.
Certains emploient explications subtiles ou installations spectaculaires pour montrer aux aveugles ce qu'ils ne voient pas. D'autres veulent couper le mal à sa racine en transformant le spectacle en action et le spectateur en homme agissant.
     Les études réunies ici opposent à ces deux stratégies une simple hypothèse : le fait de voir ne comporte aucune infirmité ; la transformation en spectateurs de ceux qui étaient voués aux contraintes et aux hiérarchies de l'action a pu contribuer à bouleverser les positions sociales ; et la dénonciation de l'homme aliéné par l'excès des images a d'abord été la réponse de l'ordre dominant à ce désordre. L'émancipation du spectateur, c'est alors l'affirmation de sa capacité de voir ce qu'il voit et de savoir quoi en penser et quoi en faire.
En examinant quelques formes et débats de l'art contemporain, ce livre tente de répondre aux questions : qu'entendre par art politique ou politique de l'art ? Où en sommes-nous avec la tradition de l'art critique et avec le désir de mettre l'art dans la vie ? Comment la critique militante de la marchandise et de l'image est-elle devenue l'affirmation mélancolique de leur toute-puissance ou la dénonciation réactionnaire de l'« homme démocratique » ? - 4e de couverture -

Un
site pour en savoir un peu plus sur Jacques RANCIERE

Par Lefildelaure - Publié dans : CAPES Externe Documentation
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Dimanche 29 novembre 2009 7 29 /11 /Nov /2009 15:50

Séance 8 La poésie + la description Analyse d'un corpus "Poésie" Niveau 4e

1. Le corpus
Texte A Victor HUGO Toute la lyre (1888-1897, par Paul Meurice, avec des poèmes non publiés des années 1850)
"Le couchant flamboyait à travers les bruines"

Le couchant flamboyait à travers les bruines
Comme le fronton d'or d'un vieux temple en ruines.
    Sur l'énorme horizon.
Une colonne torse en marbre vert, tombée
La mer au loin semblait, en ondes recourbée,
     L'arbre avait un frisson.

La vague, roue errante, et l'écume, cavale,
S'enfuyaient ; je voyais luire par intervalle
     Les cieux pleins de regards ;
Les flots allaient, venaient, couraient sans fin, sans nombre,
Et j'écoutais, penché sur le cirque de l'ombre,
     Le bruit de tous ces chars.

Lugubre immensité ! profondeurs redoutées !
Tous sont là, les Satans comme les Prométhées,
     Ténébreux océans !
Cieux, vous êtes l'abîme où tombent les génies,
Oh ! combien l'oeil au fond des brumes infinies
     Aperçoit de géants !

Ô vie, énigme, sphinx, nuit, sois la bienvenue !
Car je me sens d'accord avec l'âme inconnue.
     Je souffre, mais je crois.
J'habite l'absolu, patrie obscure et sombre,
Pas plus intimidé dans tous ces gouffres d'ombre
     Que l'oiseau dans les bois.

Je songe, l'oeil fixé sur l'incompréhensible.
Le zénith est fermé. Les justes sont la cible
     Du mensonge effronté ;
Le bien, qui semble aveugle, a le mal pour ministre.
Mais, rassuré, je vois sous la porte sinistre
     La fente de clarté
.

Caspar David FRIEDRICH (1774-1840) 1809 Moine au bord de la mer © BPK, Berlin, Dist RMN - Jörg P. Anders          Caspar David FRIEDRICH (1774-1840) Moine au bord de la mer (1809) Analyse sur Histoire-image

Texte B Charles BAUDELAIRE  Les Fleurs du mal 1857 (1861)
"Le crépuscule du matin" (Tableaux parisiens)

La diane chantait dans les cours des casernes,
Et le vent du matin soufflait sur les lanternes.

C'était l'heure où l'essaim des rêves malfaisants
Tord sur leurs oreillers les bruns adolescents ;
Où, comme un oeil sanglant qui palpite et qui bouge,
La lampe sur le jour fait une tache rouge ;
Où l'âme, sous le poids du corps revêche et lourd,
Imite les combats de la lampe et du jour.
Comme un visage en pleurs que les brises essuient,
L'air est plein du frisson des choses qui s'enfuient,
Et l'homme est las d'écrire et la femme d'aimer.

Les maisons çà et là commençaient à fumer.
Les femmes de plaisir, la paupière livide,
Bouche ouverte, dormaient de leur sommeil stupide ;
Les pauvresses, traînant leurs seins maigres et froids,
Soufflaient sur leurs tisons et soufflaient sur leurs doigts.
C'était l'heure où parmi le froid et la lésine
S'aggravent les douleurs des femmes en gésine ;
Comme un sanglot coupé par un sang écumeux
Le chant du coq au loin déchirait l'air brumeux ;
Une mer de brouillards baignait les édifices,
Et les agonisants dans le fond des hospices
Poussaient leur dernier râle en hoquets inégaux.
Les débauchés rentraient, brisés par leurs travaux.

L'aurore grelottante en robe rose et verte
S'avançait lentement sur la Seine déserte,
Et le sombre Paris, en se frottant les yeux,
Empoignait ses outils, vieillard laborieux.

Texte C Arthur RIMBAUD, Illuminations (1872-1874) "Les Ponts"

     Des ciels gris de cristal. Un bizarre dessin de ponts, ceux-ci droits, ceux-là bombés, d'autres descendant ou obliquant en angles sur les premiers, et ces figures se renouvelant dans les autres circuits éclairés du canal, mais tous tellement longs et légers que les rives chargées de dômes s'abaissent et s'amoindrissent. Quelques-uns de ces ponts sont encore chargés de masures. D'autres soutiennent des mâts, des signaux, de frêles parapets. Des accords mineurs se croisent, et filent, des cordes montent des berges. On distingue une veste rouge, peut-être d'autres costumes et des instruments de musique. Sont-ce des airs populaires, des bouts de concerts seigneuriaux, des restants d'hymnes publics? L'eau est grise et bleue, large comme un bras de mer. – Un rayon blanc, tombant du haut du ciel, anéantit cette comédie.

 

Odilon REDON Méandres, détail du panneau « Le Jour » Abbaye de Fondfroide 1910-1911                                               Odilon REDON Panneau décoratif "Le Jour" Analyse

Texte D Paul VERLAINE Romances sans paroles 1873 «Charleroi»  (Paysages belges)


Dans l'herbe noire
Les Kobolds vont.
Le vent profond
Pleure, on veut croire.

Quoi donc se sent ?
L'avoine siffle.
Un buisson gifle
L'oeil au passant.

Plutôt des bouges
Que des maisons.
Quels horizons
De forges rouges !

On sent donc quoi ?
Des gares tonnent,
Les yeux s'étonnent,
Où Charleroi ?

Parfums sinistres !
Qu'est-ce que c'est ?
Quoi bruissait
Comme des sistres ?

Sites brutaux !
Oh ! votre haleine,
Sueur humaine,
Cris des métaux !

Dans l'herbe noire
Les Kobolds vont.
Le vent profond
Pleure, on veut croire.

Texte E Jules SUPERVIELLE Débarcadères (1922) "Marseille"    

Marseille sortie de la mer, avec ses poissons de roche, ses coquillages et l'iode,
Et ses mâts en pleine ville qui disputent les passants,
Ses tramways avec leurs pattes de crustacés sont luisants d'eau marine,
Le beau rendez-vous de vivants qui lèvent le bras comme pour se partager le ciel,
Et les cafés qui enfantent sur le trottoir hommes et femmes de maintenant avec leurs yeux de phosphore,
Leurs verres, leurs tasses, leurs seaux à glace et leurs alcools,
Et cela fait un bruit de pieds et de chaises frétillantes.
Ici le soleil pense tout haut, c'est une grande lumière qui se mêle à la conversation,
Et réjouit la gorge des femmes comme celle des torrents de montagne,
Il prend les nouveaux venus à partie, les bouscule un peu dans la rue,
Et les pousse sans arrêt du côté des jolies filles.
Et la lune est un singe échappé au baluchon d'un marin
Qui vous regarde à travers les barreaux légers de la nuit.
Marseille, écoute-moi, je t'en prie, sois attentive,
Je voudrais te prendre dans un coin, te parler avec douceur,
Reste donc un peu tranquille que nous nous regardions un peu
O toi toujours en partance
Et qui ne peux t'en aller,
A cause de toutes ces ancres qui te mordillent sous la mer.


Texte F Michel DEGUY (1930- ) Un extrait de Spleen de Paris, 2001 sur remue.net  "Les merveilleux nuages"

Les oiseaux sont dans l’air, les poissons dans l’eau. Où sommes-nous ? En plan. Nous sommes les seuls à tomber. Poissons et oiseaux, verticaux, montent et descendent, arpentant le trièdre avec douceur, comme on se penche ou se glisse. J’aime les mouettes, les merveilleux oiseaux. Le poisson, dragon chimérique, ondule des bords.
Nous n’avons pas la verticale. À nous la chute. Nous les plats. C’est nous les animaux machines, bien sûr, qui reconquérons la verticale, à contre-chute.
Notre milieu est psychique. Il est à traverser, lui aussi. Les choses sont dans la psyché. La mer est bleue, disons couleur mer. Pour tous. C’est ça la réalité. Les rives. 

Harry_Gruyaert_Baie_d_Authie_Pas-de-Calais_-Magnum_Photos_Conservatoire_du_littoral_basse

                      Harry Gruyaert (1941-) Baie d’Authie, Pas-de-Calais Une présentation

Document iconographique du corpus
Les Chantiers Vieira da Silva (1957)


Vieira da Silva Les Chantiers 1957
Pistes de problématiques

L'intérêt porté à la description de paysage par le poète, visions personnelles de fragments lumineux du monde, peut-il constituer un axe d'étude privilégié du genre poétique en classe de 4e ?

 

L'intérêt porté à la description de paysage par le poète, tensions de voyants singuliers vers des univers mouvants, peut-il constituer un axe d'étude privilégié du genre poétique, du XIXe au XXe, en classe de 4e ?

 

Le poète dit sa vision du monde, à travers des descriptions de paysages naturels ou marqués par l'homme. Son point de vue donne une idée, mouvante, suivant l'époque, du rôle du poète. Mais jusqu'à quelle vérité du monde ?

 

L'étude de la description de paysages dans la  poésie nous permet d'aborder la spécificité du genre poétique en classe de 4e. Par le choix de ce corpus, les élèves seront sensibilisés à l'évolution d'un genre lié aux différentes visions du poète,  du XIXe au  XXe siècle .


2. Repères théoriques
Michel COLLOT

Paysage et poésie du romantisme à nos jours.

Collection « Les essais », José Corti, 2005.

448 pages. 25 euros


Par Lefildelaure - Publié dans : Séances (Collège)
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Vendredi 27 novembre 2009 5 27 /11 /Nov /2009 17:40
Corpus Nouvelle XXe siècle, document iconographique

Edward HOPPER Quatre voies 1959 Edward HOPPER, Four Lane road, 1956 Huile sur toile, 69,8 x 105,4 cm. Collection privée
De nombreuses oeuvres à consulter à partir de l'article de Wikipédia dont Cinéma à New York, Matin d'été à Cap Cod.
Des pistes de réflexion sur l'oeuvre (personnages figés / regards croisés, absents / cadres enfermant les personnages...) dans la revue Lampe-tempête.
Par Lefildelaure - Publié dans : Séances (Collège)
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Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /Nov /2009 10:07

Séance 6 La nouvelle
Analyse d'un corpus "Nouvelles du XXe siècle" Niveau 3e

1. Repères théoriques (suite de la séance 5)

1.1 Notes de lecture sur Yves STALLONI, Les Genreslittéraires. Paris : Colin, 2005. (128. Littérature).
Historique du genre
4 étapes historiques
:
- Moyen Age : à partir de BOCCACE Le Décaméron (1350), fortement influencé par les lais et fabliaux, elle s'exprime dans le registre de la grivoiserie.
- Renaissance, XVIe développement foisonnant, après L'Heptaméron de Marguerite de NAVARRE (1540-1547), inspiration plus noble, née de la montée des courants humanistes et influence de l'éthique religieuse.
- Age classique :  Nouvelles exemplaires (1613), nouvelle orientation : choix du sujet plus grave (plus proche de l'exemplum), plus de récit cadre, personnages non nobles. Limites entre roman et nouvelle mouvante (La Princesse de Clèves, Mme de LAFAYETTE, une nouvelle). Parallèlement le conte se développe.
- Epoque moderne : faveur particulière au XIXe s. absorbe les anciennes distinctions contes / récit. La notion de recueil, neuve, préserve l'effet de cohérence et d'échos entre les textes. Succès de la nouvelle dans les mondes anglo-saxon et hispanophone.
Définition de la nouvelle
- trait principal d'opposition au roman : la brièveté
- idée de "nouvelle" : récit bref (donnant des renseignements ou une information) =>
- unité d'action globalité de la nouvelle, "événement particulier, souvent unique, autour duquel s'organise la narration" ; elle est fait pour être lue d'un coup ; cette globalité favorise l'intensité.
- la narration monodique (à une seule voix) : un seul narrateur prend en charge l'histoire ; même si la fonction narrative est parfois déléguée à un narrateur témoin, lecture d'une lettre... (principe de la structure d'enchâssement).
De ce fait, la nouvelle exclut ou raccourcit, description et portrait. Elle cultive la surprise, concentrée dans l'épilogue. Elle commence souvent in medias res et aborde rapidement la crise, pour arriver au dénouement.
- l'ambition de vérité: vision du monde présentée comme fidèle (à la différence du conte). Importance du rapport nouvelle-société. Se rapproche là de l'exemplum, récit bref souhaitant délivrer une leçon, révéler une vérité immanente (présente dans les choses), d'où la valeur du témoignage et la révélation psychologique du personnage par l'acte, vers une vérité subjective.

1.2 Notes de lecturesur Les Grands Genreslittéraires. Chapitre : Le Récit bref. Marie-Claire THOMINE-BICHARD, Sylvie CADINOT. Paris : Champion, 2001.


2. Corpus et analyse du corpus
2.1 Textes (classement chronologique)
Texte 1 Marguerite YOURCENAR, "Comment Wang-Fô fut sauvé" dans Nouvelles orientales(1938) "Wang-Fô commença par teinter le rose...venait d'inventer" [la fin]
Texte 2 Jean-Paul SARTRE, "Le Mur" dans Le Mur (1939) "J'étais seul...trois heures et demie." [milieu]
Texte 3 Marcel AYME, "La Traversée de Paris" dans Le Vin de Paris (1947) "La conversation en resta là ...aboyer contre le marché noir" [milieu]
Texte 4 Boris VIAN, Les Fourmis (1949) "On est arrivés ce matin... qui restaient propres" [début]
Texte 5 Jean-Marie Gustave LE CLEZIO, Mondo dans Mondo et autreshistoires(1978) "Personne n'aurait pu dire d'où venait Mondo... Oh ! Mondo" [début]
Texte 6  Michel TOURNIER La Fugue du Petit Poucet", conte musical (1979) "Ce soir-là la capitaine Poucet...voix rassurante du chauffeur" [début]
[Texte 7 Possible Pierre MICHON Vies minuscules(1985) "Les frères Bakroot" de Ma mère donc, un jour d'octobre...sous les vôtres s'arrête" ou Patrick MODIANO, "La Seine" pour introduire à l'autobiographie]
Autres choix possibles : SUPERVIELLE L'Enfant de la haute mer "L'inconnue de la Seine" peut-être à la place de YOURCENAR). Autres pistes ? Marie NDIAYE, "Le Jour du Président"... ?

2. Place dans les programmes
1996 Lecture : deux romans ou un roman et un recueil de nouvelles du XIXe ou du XXe s. (lecture d'une oeuvre intégrale VIAN ou LE CLEZIO). Valeur argumentative des textes / rôle de la description et du récit pour prouver, suggérer des idées.
2008 : - Romans et nouvelles : regards sur l'histoire et le monde contemporains
1996 Ecriture de récits complexes : séquence narrative intégrant séquences descriptives explicatives ou argumentatives. Importance du point de vueet de ces variations. / Les différentes formes de paroles rapportées / Le déroulement textuel (formes cadres et encadrées). / La mise en scène du temps. Photographie extraite d'une carte de presse
2008 Lexique : - temps et souvenir
- violence des sentiments 
- l'engagement
- réflexion et questionnement
- l'homme et la société

3. Les axes majeurs de l'étude du narratif
- une arborescence rappelant les axes d'étude du narratif
- une arborescence synthitisant les axes d'étude du roman
- Tableau sur les outils d'analyses par genre dont le roman, (niveau lycée, mémo)
- Point spécifique
sur la focalisation intrene (point de vue du personnage)

4. Notes sur les textes

T1 YOURCENAR : Personnages esquissés, mais déterminés (discours direct : asyndète) + univers double en écho, fusion oeuvre et réel =  CL sensation / figures analogie / modalisation incertitude / effets emploi des temps => récit spéculaire (image de la création qui rend libre de tout pouvoir / réel)
T2 TOURNIER : Personnages représentés par leur paroles / traitement des paroles : rapportées (discours narrativisé), niveaux de langue, fonction des dialogues (action, prépare action, présente personnage) / traitement du temps : ellipse, accélération => détournement du conte en fable écologique
=> Piste pour l'écriture d'une suite : qu'arrive-t-il à Pierre Poucet? Récit complexe (traitement du temps + dialogues + narrateur externe + focalisation interne) ; ce texte sera amendé au fur et à mesure des lectures analytiques.
T3 LE CLEZIO : connecteurs spatiaux , temporels = dédoublement, redoublement => CL du hasard / = modalisation incertitude /
2e heure séance de langue :  types de phrases => présence du narrateur externe (?) et formes de phrases (affirmative / négative ; neutre / emphatique ; personnelle / impersonnelle = on) => réduction du personnage réaliste à une émanation du lieu (onomastique)
T4 AYME : Caractérisation du personnage par le point de vue interne (multiple) => réduction et densité du personnage / récit spéculaire (masque sur le masque : Grangil est un artiste peintre qui joue au trafiquant)
Boris VIAN T5 VIAN : connecteurs logiques vs sémantique absurde / figures lexique / modalisation incertitude / jeux niveau de langue
T6 SARTRE : synthèse (composition du texte, connecteurs / point de vue interne + dédoublement vision de soi comme autre,modalisation incertitude + visée argumentative (pour enchaîner sur une séquence sur argumentation)
ou T7 MICHON : modalisation / figure analogie / fermeture du monde et des personnages / récit spéculaire (miroir de soi dans le "marron" fermé / dans l'autre enfant agressé...) pour enchaîner sur une séquence sur l'autobiographie
Mise en rapport des différents fils : - caractéristiques de la nouvelle / textes / programmes du niveau / outils => piste de problématique L'étude du regard porté sur les autres et sur soi-même par le personnage ou le narrateur peut-elle permettre aux élèves d'appréhender la nouvelle contemporaine, aux personnages hésitants dans des univers incertains ?

Par Lefildelaure - Publié dans : Séances (Collège)
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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /Nov /2009 19:55

Lire et relire : pour actualiser ses lectures et ses connaissances
Sur France culture, les nouveaux chemins de la connaissance
A écouter en direct ou pendant une semaine (jusqu'au 10 novembre donc)
Une semaine de rediffusion sur l'absurde avec Camus, Vian, Beckett, Ionesco et Kafka
L'émission d'aujourd'hui, sur VIAN

 "Cette histoire est entièrement vraie, puisque je l'ai imaginée d'un bout à l'autre". Boris Vian, Avant-propos de L'écume des jours.
Pour se mettre en appétit... les intermèdes musicaux choisis par Raphaël Enthoven et son équipe


  ou bien "L'absurde, c'est la raison lucide qui constate ses limites." (Albert Camus, Le mythe de Sisyphe)

                 
                                                               
Par Lefildelaure - Publié dans : Lire et relire
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